Pourquoi de plus en plus d'équipes marketing new-yorkaises tournent leurs campagnes bilingues à Montréal : le taux de change, le crédit d'impôt et les créateurs franco-canadiens.
De plus en plus d'équipes marketing new-yorkaises découvrent ce que les maisons de production québécoises savent depuis des années : le calcul d'un tournage à Montréal joue en faveur d'une marque à deux reprises, une fois sur le taux de change, une fois sur un crédit d'impôt que la plupart des marques américaines ignorent complètement. Ajoutez une équipe et un bassin de créateurs réellement bilingues, et un vol d'à peine quelques heures depuis LaGuardia ou JFK, et ça ne ressemble plus à de la sous-traitance, ça ressemble à une stratégie.
- 1 dollar américain vaut actuellement environ 1,42 dollar canadien
- Le Québec offre un crédit d'impôt remboursable de 25 % sur les dépenses de production admissibles, plus jusqu'à 16 % de plus pour les effets visuels et l'animation
- Montréal est à environ 90 minutes de vol de New York
- Une équipe bilingue permet une version anglaise et une version franco-canadienne à partir de la même journée de tournage
Le taux de change change le budget avant même la première négociation
Au début d'octobre 2026, un dollar américain s'échange contre environ 1,42 dollar canadien, selon le taux de change au marché de XE. Ça veut dire qu'un budget de production établi en dollars américains va simplement plus loin dès qu'il traverse la frontière, avant même une négociation sur les tarifs d'équipe, les lieux ou l'équipement. Une marque n'a pas besoin de trouver un fournisseur moins cher pour étirer son budget à Montréal. La devise fait déjà une partie du travail.
C'est en partie pourquoi tant de maisons de production qu'une marque new-yorkaise reconnaît déjà grâce à des campagnes nationales, SOMA, Cinélande, Moonstruhk et d'autres, sont basées ici plutôt qu'à Toronto ou à New York même.
Une couverture qualité cinéma, tournée et livrée par One Way pour la première montréalaise du film WHO de Wil Aime.
Un crédit d'impôt que la plupart des marques américaines ignorent
Le Québec offre aussi un crédit d'impôt remboursable pour les services de production cinématographique et télévisuelle, y compris pour des entreprises étrangères. Le taux principal est de 25 % des dépenses de production admissibles, avec un boni additionnel pouvant atteindre 16 % sur la main d'œuvre liée aux effets visuels, à l'animation et au tournage sur fond vert, selon le Bureau du cinéma et de la télévision du Québec. Le programme s'applique généralement aux productions ayant un budget global d'au moins 250 000 dollars canadiens et un bureau de production enregistré au Québec, donc il compte surtout pour un vrai film de marque ou une campagne diffusée plutôt que pour un seul clip social, mais pour tout ce qui se situe dans cette fourchette, c'est de l'argent bien réel que la plupart des équipes marketing new-yorkaises n'intègrent jamais à leur première discussion de budget.
| Facteur | Pourquoi ça compte | Source ou détail |
|---|---|---|
| Taux de change | 1 $ US vaut environ 1,42 $ CA | XE, octobre 2026 |
| Crédit d'impôt | 25 % remboursable, jusqu'à +16 % pour effets visuels et animation | Bureau du cinéma et de la télévision du Québec |
| Distance | Environ 90 minutes de vol depuis New York | - |
| Langue | Équipes et créateurs bilingues, la norme plutôt que l'exception | - |
Un tournage, deux langues
Montréal est l'un des rares marchés de production nord-américains où une équipe réellement bilingue est la norme plutôt que l'exception. Pour une marque qui entre sur le marché canadien, ça veut dire une version anglaise pour les États-Unis et le reste du Canada, et une version franco-canadienne pour le Québec, construites à partir de la même journée de tournage plutôt qu'un deuxième tournage séparé et plus coûteux. Ça ouvre aussi la porte à collaborer directement avec des créateurs de contenu franco-canadiens pour un marché qu'une équipe new-yorkaise n'a sinon aucun moyen simple d'atteindre de façon authentique.
Un tournage québécois n'est presque jamais une traduction d'une campagne américaine. Bien fait, c'est une deuxième version, native, construite la même journée.
Rien de tout cela ne fonctionne sans une équipe qui pense déjà de cette façon : un éclairage et un travail de caméra de niveau cinéma, un anglais impeccable sur le plateau, et un processus pensé pour des marques qui n'ont jamais tourné au nord de la frontière. Les meilleures agences de production de Montréal et un court guide pour bien choisir sont un bon point de départ pour toute équipe qui pèse cette option.
Et pour les marques qui veulent jumeler le tournage à une campagne avec des créateurs franco-canadiens, l'équipe talent de One Way peut construire les deux lors du même séjour.




